(Alexandre D’Astous)-L’Association de la construction du Québec (ACQ) et l’Institut de développement urbain du Québec (IDU), accueillent avec enthousiasme l’entente conclue entre le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec. Dans le cadre de cet accord, c’est près d’un milliard de dollars qui seront versés au Québec via le Fonds canadien pour les infrastructures liées au logement (FCIL).
Depuis plusieurs mois, l’IDU, l’ACQ ainsi que de nombreux groupes du milieu de l’habitation et du monde municipal réclamaient une entente entre Ottawa et Québec pour débloquer ces sommes importantes. L’argent provenant du FCIL permettra de financer des projets touchant les infrastructures en eau, comme les égouts et les aqueducs, qui sont incontournables pour relancer la construction de nouvelles habitations dans plusieurs municipalités.
En effet, il existe actuellement des entraves importantes au développement immobilier résidentiel. Un peu partout au Québec, des municipalités peinent à accueillir de nouveaux développements immobiliers, et cela, en raison de la pression sur les infrastructures existantes ou de leur incapacité à financer les nouvelles infrastructures requises, entre autres au chapitre de l’approvisionnement en eau potable et du réseau d’égouts. La problématique est telle, qu’il est de plus en plus fréquent que des municipalités soient contraintes d’imposer des moratoires sur l’émission de nouveaux permis de construction.
Manque d’infrastructures en eau
Dans un contexte de crise de l’abordabilité des logements, l’inadéquation des infrastructures en eau actuelle limite considérablement la construction de nouveaux logements, alors qu’il faudrait atteindre les 100 000 mises en chantier annuelles recommandées par la SCHL afin de résorber la crise.
L’ACQ et l’IDU soulignent également le protocole d’entente concernant Maisons Canada qui vise à simplifier et accélérer les processus d’autorisation, et assurer une meilleure coordination entre les partenaires gouvernementaux, municipaux et communautaires.
Photo : Il existe actuellement des entraves importantes au développement immobilier résidentiel. (Photo Unsplash)


