(Alexandre D’Astous)-À l’approche de la mise à jour économique du gouvernement Legault et à l’invitation de la Coalition Main rouge, le Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ) s’est rassemblé devant les bureaux montréalais du premier ministre du Québec pour dénoncer les conséquences des compressions budgétaires et des politiques d’austérité menées par la CAQ.

Une bannière a été déployée afin de rappeler l’urgence de réinvestir massivement dans les services publics, les programmes sociaux ainsi que le soutien du travail essentiel mené par les Auberges du cœur du Québec.

Les compressions qui s’accumulent et le gel des subventions décrété par le Conseil du trésor font craindre un nouvel affaiblissement du filet social et une aggravation des inégalités. Face à l’ampleur et la complexité des crises sociales qui frappent le Québec, nous joignons aujourd’hui notre voix à celles de dizaines de groupes sociaux, communautaires et syndicaux aux quatre coins du Québec pour réclamer un véritable changement de cap.

Des solutions fiscales alternatives

Le RACQ rappelle, avec la Coalition Main rouge, qu’il existe des solutions fiscales alternatives concrètes et équitables permettant d’augmenter les revenus de l’État afin de répondre aux besoins réels de la population et aux missions les plus fondamentales de l’État.

« Les crises auxquelles nous assistons depuis déjà trop longtemps sont le résultat de choix politiques. L’État se prive de milliards de dollars avec des baisses d’impôts qui profitent aux plus riches. Il joue l’argent des Québécoises et Québécois en investissant dans des projets voués à l’échec. La suite se déploie devant nous avec des réductions de services, un filet social qui se détériore et une part importante de la société qui se vulnérabilise. Comment se fait-il qu’il soit incapable de financer convenablement la lutte à la pauvreté et la prévention de l’itinérance? » mentionne Marc-André Bélanger, directeur général du RACQ.

Un financement adéquat

Partout au Québec, des groupes comme le Regroupement des Auberges du cœur du Québec soulignent que le respect des droits de la personne et la réduction des inégalités sociales exigent un renforcement du filet social et un financement adéquat des services publics. Le gouvernement doit revoir ses priorités : plutôt que de multiplier les mesures anti-démocratiques et les projets à courte vue, il doit assumer sa responsabilité première, soit d’assurer le bien-être de la population. Celle-ci a déjà trop souffert du désengagement de l’État et des inégalités sociales qui en résultent. Des solutions fiscales alternatives permettant d’y remédier existent et leur adoption n’est qu’une question de volonté politique.