(Alexandre D’Astous)-Face à une crise sans précédent qui menace la survie de l’industrie forestière, pilier économique du Bas-Saint-Laurent, le député de Rimouski–La Matapédia, incluant La Mitis, Les Basques et la Neigette, Maxime Blanchette-Joncas, réclame un véritable plan de sauvetage et le déblocage immédiat des aides promises par Ottawa en août dernier.
« Avec l’imposition la semaine dernière d’une nouvelle surtaxe de 10 %, les tarifs américains qui frappent sur notre bois d’œuvre atteignent maintenant les 45 %, c’est colossal ! Comment nos entreprises peuvent-elles demeurer viables dans de telles conditions ? Si Ottawa ne bouge pas, des centaines d’entreprises risquent de fermer, emportant avec elles des milliers d’emplois à travers le Québec. C’est tout un pan de notre économie régionale qui est menacé », dénonce le député.
Dans le Bas-Saint-Laurent, seulement, l’industrie forestière soutient plus de 6 000 emplois directs et indirects, regroupe près de 250 entreprises et représente près de 10 % de la récolte totale de bois du Québec. Véritable moteur économique régional, elle assure la vitalité de nombreuses municipalités et contribue directement au dynamisme des communautés du Bas-Saint-Laurent. « Quand l’industrie forestière s’affaiblit, c’est toute l’économie régionale qui en subit les conséquences », souligne l’élu bloquiste.
Un plan de sauvetage structurant
Le Bloc Québécois demande la mise en œuvre d’un plan de sauvetage structurant pour soutenir les entreprises forestières, incluant : une subvention salariale temporaire pour aider à maintenir les emplois qualifiés ; le déblocage rapide des programmes d’aide promit par les libéraux en août dernier et un engagement ferme à défendre les intérêts du Québec dans les négociations commerciales avec Washington.
« La production de bois d’œuvre, de papier et de produits dérivés génère plus de 130 000 emplois dans 900 municipalités du Québec. On ne peut pas laisser ce pilier s’effondrer sans réagir. Le Canada négocie si mal que le bois européen entre plus facilement aux ÉtatsUnis que le bois du Québec ! Avec la dernière hausse des tarifs, l’étau se resserre : il est minuit moins une pour notre industrie forestière. Si le gouvernement fédéral n’agit pas maintenant, la catastrophe économique frappera de plein fouet nos régions. Celles-ci méritent un gouvernement qui agit, pas un gouvernement qui attend la catastrophe les bras croisés », conclut Maxime Blanchette-Joncas.
Photo : Maxime Blanchette-Joncas en visite à la Coopérative forestière de La Matapédia. (Photo courtoisie)


