(Alexandre D’Astous)  Christiane Caron œuvre depuis 25 ans comme préposée à domicile pour Logis-Aide des Basques, et elle n’envisage pas la retraite à court terme parce qu’elle veut continuer de se sentir utile.

Mme Caron se rappelle ses débuts comme préposé, le 17 juin 1999. «?J’ai pris le train de la vie qui consiste à aller vers plusieurs destinations. J’ai acquis au fil des années un bagage de connaissances à travers diverses formations, par exemple sur la maladie d’Alzheimer et les relations d’aide. En tant que Sentinelle, je suis les yeux de l’entreprise. Je suis une formatrice pour les nouvelles préposées. J’ai participé à l’organisation du 15e anniversaire de Logis-Aide des Basques. J’ai publié un livre pour l’occasion qui s’appelle Les petits trucs de madame Blancheville. C’était un aide-mémoire pour les préposées.?»

En tant que préposée, Christiane Caron essaie d’agir au meilleur de ses connaissances. «?Il n’y a rien de parfait, mais j’ai une soif de savoir, et je remercie Logis-Aide pour cette ouverture. Je suis toujours prête à en apprendre davantage. Au fil des années, on trouve des trucs pour mieux faire notre travail auprès des aînés. Je le vois sur place, en arrivant chez la personne.?»

25 ans, ce n’est pas banal

Vinqt-cinq ans dans une carrière, ce n’est pas banal, mais pour Mme Caron, c’est comme si c’était hier. «?Rien n’est plus important pour moi que le travail accompli et l’appréciation des clients. Un sourire, un petit mot d’encouragement. C’est important de leur faire sentir qu’ils sont importants dans nos vies. Ça ne coûte rien et ça fait plaisir. Chacun a son histoire à raconter. C’est un privilège de les écouter et d’avoir leur confiance. Je me sens privilégiée d’avoir des clients en or. J’aime mon métier. J’ai toujours été près des personnes âgées, même quand j’étais jeune.?»

Pour Christiane Caron, il y a toujours une solution, peu importe la problématique.

Pas question de retraite

Mme Caron ne veut pas entendre parler de retraite. «?J’ai 66 ans. J’ai reporté ma pension. Il faut que je sois utile. Les personnes âgées me tiennent à cœur. Lorsque je termine ma journée, c’est mission accomplie pour moi. Quand tu atteins 65 ans, on essaie de te faire sentir que tu es vieux, mais tu ne l’es pas plus que la veille quand tu avais 64 ans?», mentionne celle qui veut atteindre 30 ans au service de Logis-Aide.

Photo : Christiane Caron (Photo courtoisie)