(Alexandre D’Astous)-L’Union des municipalités du Québec (UMQ) a présenté, la semaine dernière, ses recommandations en commission parlementaire sur le projet de loi no 81, loi modifiant diverses dispositions en matière d’environnement.
Martin Damphousse, président, a pris la parole en cette
rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale du Québec.
Ce projet de loi est une avancée significative pour la protection de
l’environnement, car il permettra aux municipalités de réglementer en matière
environnementale sans avoir à demander l’approbation du ministre de
l’Environnement. Présentement, les municipalités doivent obtenir cette
approbation, même lorsque leurs règlements sont plus stricts ou complémentaires
aux normes provinciales.
Répondre à une demande de l’UMQ
Le projet de loi vient corriger cette situation en alignant le Québec sur les
meilleures pratiques et répond à une demande de l’UMQ. Concrètement, cette
réforme réduira le risque de poursuites judiciaires tout en allégeant le
fardeau administratif des municipalités souhaitant adopter des normes
environnementales et climatiques plus ambitieuses.
« En donnant plus de pouvoir aux municipalités dans la réglementation
environnementale, le projet de loi vient répondre à une demande importante de
l’UMQ en termes d’autonomie municipale. En tant que gouvernements de proximité,
les municipalités sont les mieux placées pour répondre aux défis
environnementaux grâce à des initiatives locales adaptées. Nous saluons cette
réforme qui reconnaît pleinement le rôle des municipalités dans la transition
écologique », déclare Martin Damphousse, président de l’UMQ.
D’ailleurs, l’UMQ propose une entrée en vigueur des modifications dans un délai
de deux ans, afin d’accélérer la mise en œuvre. À ce moment-ci le projet de loi
ne prévoit aucune date d’entrée en vigueur.
Photo : Le président de l’UMQ, Martin Damphousse.
(Photo Facebook)


