(Alexandre D’Astous)-Après plusieurs semaines de répétitions et suite à une saison 2021 abrégée en raison de la pandémie de la COVID-19, les Grands Ballets Canadiens sont fin prêts à présenter leur mythique production de Casse-Noisette durant tout le mois de décembre.
D’abord en tournée à Ottawa du 1er au 4 décembre, la compagnie s’installera à la Place des Arts à Montréal pour une série de représentations qui dureront jusqu’à la fin de l’année. À bord du bus qui vient de partir en tournée, une jeune femme de la région, Éliane Jacques, se prépare pour sa cinquième année de participation à ce ballet classique du temps des fêtes.
Au fil du temps et de sa progression, ce sont des rôles de plus en plus importants qu’elle se voit octroyer. Cette année, nous pourrons voir la ballerine dans le corps de ballet de différentes scènes dont la valse des flocons de neige et la valse des fleurs, sur la musique de Tchaïkovski.
Originaire de Sainte-Luce
Originaire de Sainte-Luce, Éliane Jacques a fait ses premiers pas de ballet à l’École de danse quatre temps de Rimouski, avant de partir à l’âge de 12 ans vers Montréal, lorsqu’elle a été recrutée par l’École Supérieure de Ballet du Québec. Suite à un programme secondaire en danse-étude, elle poursuit maintenant au Cégep du Vieux Montréal dans un programme en danse – interprétation classique. Cette boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec a eu l’occasion de perfectionner sa formation lors de stages, entre autres à Vancouver et à Cincinnati, en plus de performer pour la compagnie de danse contemporaine Fleuve Espace Danse de Saint-Jean-Port-Joli.
Attachée à sa région
Bien qu’elle évolue maintenant parmi les grands, Éliane Jacques n’a jamais oublié d’où elle vient, et se fait un devoir de consacrer du temps à former et inspirer la relève dans des classes de maître à chaque passage dans sa région natale.
« Je suis fière de venir du Bas-Saint-Laurent. C’est important pour moi de montrer aux jeunes danseurs qu’ils peuvent aller jusqu’au bout de leurs rêves; ce n’est pas parce qu’on vient d’une petite ville qu’on ne peut pas atteindre de hauts sommets. Il suffit d’y croire, et de travailler fort ».
Des efforts et du travail qui vont atteindre leur paroxysme dans quelques heures, alors que débutera la saison 2022 de cette mythique production. « Je quitte pour le début de la tournée dans quelques minutes, après de longues heures de répétition et de travail, on va enfin pouvoir performer sur scène, j’ai très hâte », s’exclamait avec enthousiasme la jeune danseuse avant son départ pour Ottawa.
Photo : Éliane Jacques (Photo courtoisie Anne-Sophie Héroux)


