(Alexandre D’Astous)-Le groupe montréalais Union Thugs sera en visite à Rimouski pour un concert à l’Underground, le samedi 5 novembre en soirée.
D’abord formé par des travailleuses et des travailleurs, et non des musiciens professionnels, le groupe entend faire lever le party pour son passage dans le bas du fleuve.
« On vient souvent dans le coin et ça donne toujours des soirées mémorables, comme en mai dernier à la Forge à Bérubé de Trois-Pistoles. Là, ce sera notre première fois à Rimouski et on entend bien mettre le paquet », lance Mathieu Stakh, le bassiste de la formation. Pour l’occasion, les Thugs partageront la scène avec les groupes punk rock Bauxite (Lac-St-Jean), Pick It Up (Hommage à Operation Ivy) et Dysruptive (Québec).
À quoi peut-on s’attendre pour le 5 novembre? À une soirée rassembleuse où le Punk Rock sera à l’honneur sous différentes déclinaisons. Les spectateurs auront l’occasion de voir quatre groupes indépendants provenant des quatre coins du Québec, tout en gardant le poing bien levé.
Six syndicalistes réinventés en musiciens
Les Thugs c’est six syndicalistes réinventés en musiciens afin de présenter des classiques de la chanson populaire et ouvrière dans un parfait mélange entre la distorsion des amplificateurs de guitares et les mélodies de l’accordéoniste Jennifer Bobette.
« On est là pour faire la fête, c’est certain, mais on vient aussi avec un message. On n’attendra pas que le changement vienne des urnes. On a bien vu ce que ça donnait le 3 octobre dernier. Il est temps qu’on se mette à compter sur nos propres moyens et qu’on fasse le ménage », explique le chanteur Éric Sédition.
Si on retrouve régulièrement le groupe dans des concerts à saveur rock, les six musiciens se font un point d’honneur de sortir des sentiers battus. Membres du syndicat alternatif des Industrial Workers of the World (IWW), les Union Thugs sont convaincus que le syndicalisme doit renouer avec sa tradition combative, mais aussi culturelle et musicale.
Des liens de solidarité
Dans le même ordre d’idées, il est impératif pour le groupe que les ouvrières et ouvriers de la métropole, du Bas-Saint-Laurent ou de partout dans le monde fraternisent, discutent, passent du bon temps ensemble et tissent des liens de solidarité. « C’est la seule façon de gagner qu’on connaisse », lance Éric Sédition.
« Prenons l’exemple des abattoirs où une bonne partie de la main d’oeuvre est constituée de travailleurs migrants et de travailleuses migrantes, si les employés en face ne sont pas unis au-delà des langues maternelles, des religions ou des couleurs de peau, la compagnie peut faire ce qu’elle veut avec ses employés. C’est aussi simple que ça », poursuit le chanteur.
Photo : Les Union Thugs sont de retour dans la région après un passage remarqué à Trois-Pistoles. (Photo courtoisie)


