(Alexandre D’Astous)-Le Syndicat des intervenants en milieu résidentiel du Bas-Saint-Laurent a profité de la Semaine québécoise des familles, du 10 au 16 mai, pour souligner le travail des familles d’accueil et des ressources intermédiaires (RI) et des résidences de type familial (RTF).
En collaboration avec les rôtisseries Saint-Hubert de Rimouski et de Rivière-du-Loup, le comité exécutif du syndicat offre une carte-cadeau de 40 $ à chacune des 228 ressources RI-RTF affiliées à la CSN au Bas-Saint-Laurent.
Parmi elles, la RTF de Frédéric Lagacé de Squatec, qui avec sa conjointe, héberge sept adultes avec des problèmes de santé mentale. « C’est plaisant de voir notre travail reconnu de cette façon. Être une famille d’accueil, c’est un engagement de 365 jours par année. On doit prévoir nos sorties, nos vacances, en tenant compte de notre famille élargie parce qu’on les amène partout avec nous. On ne fait pas ça pour l’argent. Il faut avoir la vocation. Ma conjointe travaillait au CRDI. Elle aidait plusieurs personnes, mais elle voulait s’impliquer d’encore plus proche avec eux. Nous avons la chance d’avoir une grande maison. Nous avons décidé de devenir une RTF », explique le comptable de formation qui a abandonné sa profession il y a huit ans pour soutenir sa conjointe, une éducatrice spécialisée, dans les opérations quotidiennes de la RTF.
Une implication au quotidien
« Ces travailleurs donnent et veillent aux besoins individualisés et évolutifs de santé et de développement au quotidien d’une clientèle d’enfants, d’adultes ou d’aînés, dans leur propre maison, 7 jours par semaine, 24 heures sur 24 », explique un communiqué de la CSN.
M. Lagacé précise qu’avec sept adultes avec une déficience intellectuelle, en plus des trois enfants du couple, c’est un travail sans relâche. « C’est une implication complète, jour et nuit. On ne sait jamais quand on aura besoin de se lever la nuit », dit-il.
« Être une RI-RTF, c’est offrir un milieu de vie substitut et adapté aux besoins de la clientèle qui s’inscrit dans un contexte de vie familiale accueillant un maximum de neuf personnes. Ces intervenants sont très peu connus et trop souvent oubliés. Ils sont en appui aux familles et au réseau de la santé qui ne peuvent pas répondre aux besoins de cette clientèle », ajoute-t-on.
Contribution
« Il est temps de faire connaître le travail de ces femmes et de ces hommes, et de reconnaître leur contribution à la qualité de vie de la clientèle à laquelle ils assurent des services, dans un milieu de vie avec des valeurs familiales », indique la présidente du Conseil central régional de la CSN, Nancy Legendre.
Photo : Le Syndicat des intervenants en milieu résidentiel du Bas-Saint-Laurent salue le travail des familles d’accueil et des résidences de type familial. (Photo : courtoisie)


